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Site / blog de Survie Haute-Normandie

Par Survie HN :: 16/06/2007 à 22:21 :: Général

 

 

 

Bienvenue sur le site / blog du groupe local de Survie Haute-Normandie.

 

Cet espace Internet présentera le groupe, son actualité, mais pointera également vers des infos concernant les relations Nord Sud, les dernières nouvelles de la Françafrique...

 

N'hésitez pas à revenir régulièrement.

 

Jean-Luc Chavanieux

Président de Survie Haute-Normandie

Qui sommes-nous ?

Par Survie HN :: 16/06/2007 à 22:18 :: Général

 

 

Survie est une association (loi 1901) qui mène des campagnes d’information et d’interpellation des citoyens et des élus pour une réforme de la politique de la France en Afrique et des relations Nord-Sud. Survie Haute-Normandie est également une association (loi 1901), groupe local créé en 2006 de Survie France.

 

Consultez notre plaquette de présentation au format pdf : cliquez ici

 

Vous pouvez nous contacter par mail à : survie.hn(at)wanadoo.fr .

 

Elle fonde son action sur la légitimité qui incombe à chacun d’interpeller ses élus et d’exiger un contrôle réel des choix politiques dans tous les domaines.

 

Elle compte 1800 adhérents et une vingtaine de groupes locaux qui relaient ses campagnes dans toute la France.

 

L’engagement de Survie repose sur un constat :

 

Les problèmes de développement et la pauvreté dans les pays du Sud ont avant tout des causes politiques. C’est donc dans le champ politique qu’il convient d’agir.

Nos objectifs

Survie milite afin de soumettre aux règles de la démocratie et aux principes de l’équité la politique de la France en Afrique. Elle milite aussi pour le démantèlement de la « Françafrique » (le volet occulte des relations franco-africaines)

Survie milite notamment pour que toute la vérité soit faite sur l’implication de la France dans le génocide des Tutsi au Rwanda en 1994.

Survie milite en faveur de l’accès de tous, au Nord comme au Sud, aux biens publics (santé, alimentation, justice, etc.).


 

 

 

Nos actions

Par Survie HN :: 14/06/2007 à 23:35 :: Vie du groupe local

Survie dénonce la politique néo-coloniale de la France en Afrique. Les modes d'intervention vont de la manifestation dans la rue à l'organisation d'évenements citoyens.

 

Nous diffusons nos analyses en privilégiant le dialogue, la pédagogie et la non-violence. Nous travaillons avec des partenaires issu du milieu associatif ou politique (Artisans du Monde, Sanggar Debur, l'ile Rouge, Radio HDR, Primonde, Entrevvivre, Les Verts...).

 

Le groupe local de Survie Haute-Normandie a été créé en juin 2006. Voici quelques-unes des actions que nous avons organisées ou auxquelles nous avons participé.

 

Trois Heures pour le Sud

 

 

Co-organisée avec Primonde et Les Verts, cette soirée avait pour thème le pétrole et l'Afrique. Une représentation de la pièce de et par Nicolas Lambert "Elf, la pompe Afrique" était proposée au théâtre l'Echo du Robec à Darnétal sous le mode original du financement solidaire.

 

Un mini salon des associations proposait les produits du commerce équitable proposés par Artisans du Monde et Sanggar Debur, les ouvrages Survie ou encore la restauration malgache de L'Ile Rouge.

 

Un débat avec Nicolas Lambert, Odile Biyidi présidente de Survie France, Patrick Farbiaz délégué à l'international des Verts et Raymond Mackitha a permis d'en savoir plus sur les effets du pétrole sur la démocratie, en France et en Afrique.

 

 

Etat d'Urgence Planétaire

 

 

Survie Haute-Normandie a participé à la campagne 2007 "Etat d'Urgence Planétaire" d'interpellation des candidats à la présidentielle et aux législatives aux côtés du Secours Catholique, de la Cimade, de la JOC et d'autres associations locales de solidarité internationale.

Dans le cadre de cette campagne, une réunion publique organisée en février à la Halle aux Toiles à Rouen a permis de poser des questions et d'exprimer des revendications à des représentants des Verts, du PC, du PS, de l'UDF et de l'UMP.

 

 

Manifestation contre la Françafrique

 

 

Le 14 février 2007, nous étions une vingtaine à manifester devant la Préfecture à Rouen contre le dernier sommet France-Afrique de Jacques Chirac. A cette occasion, nous avons distribué 500 tracts de sensibilisation au public venant à la préfecture.

 

Rwanda 2007

 

 

Le samedi 14 avril, Survie HN organisait avec Radio HDR une journée de commémoration du génocide des Tutsi du Rwanda au Théâtre l'Echo du Robec à Darnétal.

 

 

Campagne d'interpellation des candidats aux législatives

 

En cours. Survie HN a envoyé aux candidats des principaux partis représentés à l'Assemblée Nationale dans plusieurs circonscriptions de Seine-Maritime un questionnaire leur demandant de s'engager sur des propositions concernant la réforme de la politique extérieure de la France.

 

Nous mettrons en ligne les réponses -ou les non-réponses- des candidats que nous avons contactés.

 

Voir ou télécharger le questionnaire : cliquez ici .

 

 

Participations et tables de presse

 

Survie HN a participé et tenu des tables de presse lors des événements suivants :

 

  • Forum Rap et Citoyenneté
  • Réunion publique Etat d'Urgence Planétaire
  • Forum-exposition Afrique à Clères
  • Projection du film Bamako

Nous sommes également intervenus :

 

  • Sur l'antenne de Radio HDR (la Quotidienne, Primonde...)
  • Dans le cadre du festival Regards sur les cinémas du Sud

 

 

 

Rwanda : Survie HN dans le journal Entrevivre

Par Survie HN :: 14/06/2007 à 23:34 :: Francafrique infos

 

Devoir de mémoire

 

D’avril à juillet 1994, un génocide s’est déroulé au Rwanda. Le génocide, crime contre l’humanité est considéré comme le crime des crimes. Depuis 13 ans, chaque année le mois d’avril revient avec le nécessaire devoir de mémoire. En quoi doit-il tous nous concerner ?

 

Que s’est-il passé au Rwanda ?

 

Tout d’abord, la terminologie à employer à propos de ce drame est « génocide des Tutsi du Rwanda de 1994 ». Elle précise le statut des victimes, le lieu et le moment. Ainsi, on ne parle pas du génocide allemand mais du génocide des Juifs d’Europe. Cette terminologie honore la mémoire des victimes et permet au rescapé d’échapper à la culpabilité d’être vivant, elle évite également de banaliser le terme de « génocide » et de lutter contre le révisionnisme, même et surtout involontaire.

 

Il y a eu, et rien ne peut remettre ce fait en cause, un projet d’extermination d’une partie de la population rwandaise accompli par un appareil génocidaire qui avait soigneusement organisé et planifié l’extermination des Tutsi et le massacre des Hutus démocrates. En 100 jours, près d’un million de Rwandais ont péri sous les assauts conjugués et coordonnés de l’armée, de la gendarmerie, de l’administration, des médias, des milices ou encore de leurs propres voisins. Une propagande honteuse et criminelle avait préparé le terrain et une logistique redoutable avait armé la population de machettes et de postes de radio.

 

Combien de victimes et qui ?

 

Les estimations ont beaucoup varié et aujourd’hui on s’accorde à dire qu’il y a eu 800.000 victimes. Pour ma part je pense que le chiffre est plus proche d’un million. En effets les deux seules études sérieuses menées sur le terrain on dépassé ce nombre. Les victimes sont les Tutsi parce que nés et les Hutu démocrates car ils représentaient la légalité ou l’opposition à ce projet génocidaire. Quoi qu’il en soit, le nombre n’est pas un facteur pour qualifier des massacres de masse de génocide.

 

L’armée et la gendarmerie ont évidemment participé aux massacres mais  ceux-ci été réalisés principalement par les milices Interahamwe et la population. L’appareil d’état a servi à l’organisation, à la planification et la diffusion de la propagande.

 

Quoi qu’on en dise, le Front Patriotique Rwandais a été la seule force s’opposant à l’exécution du génocide. Les casques bleus et les armées francaise et belge ne sont pas intervenues.

 

Pourquoi la communauté internationale n’a-t-elle pas agi ?

 

L’organisation du génocide a été pensée dans ses moindres détails. Quand 10 soldats belges des forces des Nations Unies ont été assassinés dans les premiers jours, la Belgique a retiré ses troupes. L’ONU n’a pas remplacé le contingent belge et le mandat des casques bleus ne prévoyait ni intervention ni interposition.

La communauté internationale a donc assisté et laissé se dérouler le génocide malgré les efforts du général canadien Roméo Dallaire qui avait alerté son supérieur qui était à l’époque Kofi Annan.

 

Et la France ?

 

Le rôle de la France n’a pas encore été défini clairement. La mission parlementaire d’information a pointé de nombreux errements et de nombreuses erreurs. Les derniers travaux de la Commission d’Enquête Citoyenne, mais aussi ceux de journalistes et de chercheurs semblent pointer du doigt la coopération militaire française.

Outre le soutien avéré, la France n’a pas cessé de se placer du côté des génocidaires, nourrissant le discours révisionniste. Il serait bon que notre pays se penche sur cette page sombre avant que l’Histoire ne juge la France.

 

Quelle que soit cette implication, la responsabilité des Rwandais qui ont théorisé, organisé ou exécuté le génocide reste entière.

 

Comment préparer l’avenir ?

 

Le gouvernement d’union nationale qui a hérité d’un pays dévasté jusque dans les têtes a déjà commencé à préparer l’avenir en travaillant à la réconciliation. Les gaçaça, tribunaux traditionnels modernisés selon les principes de la réconciliation en Afrique du Sud, la suppression des mentions Hutu ou Tutsi sur les cartes d’identité, le changement des paroles de l’hymne national sont quelques-unes des mesures engagées. Mais ce n’est pas facile. Pour que les rescapés puissent accorder le pardon, encore faut-il que la faute, le crime, soit reconnu par les coupables.

 

Repères chronologiques

 

1894 :


le premier Européen, un Allemand entre au Rwanda

 

1924 :


les Belges obtiennent un mandat de la Société Des Nations sur le « Ruanda-Urundi »

 

1946 :


La SDN devient ONU et le mandat de la Belgique devient « tutelle »

 

1959 :


Le 25 juillet, le Mwami (roi) Mutara III Rudahigwa décède dans des circonstances pour le moins mystérieuses.

 

Le 28 juillet, son successeur est désigné par les « sages », ce sera son demi-frère, Jean-Baptiste Ndahindurwa qui règnera brièvement sous le nom de Kigeri V.
 
En novembre a lieu la "Toussaint rwandaise" : des dizaines de milliers de Tutsi sont chassés de leur collines : massacrés ou condamnés à l'exil, ils s'installent au Zaïre, au Burundi et en Ouganda. C'est le début de la "révolution sociale" des Hutu. Le Rwanda connaît à ce moment les premiers actes de génocide contre les Tutsi.

 

1961 :


Le 1er juillet, l'indépendance du Rwanda est donnée par la Belgique. La république est proclamée et Grégoire Kayibanda devient le premier Président de la République Rwandaise.

 

1972 :


Le pouvoir en place instaure la politique des quotas qui mène à l’expulsion des écoles ou de leur travail des centaines de milliers de Tutsi. Des massacres sporadiques ont lieu.

 

1973 :


Le général Habyarimana renverse Grégoire Kayibanda. Son règne commencé dans un relatif apaisement deviendra de plus en plus dur envers les Tutsi mais aussi les Hutu originaires du sud du pays.

 

1990 :


Le Front Patriotique Rwandais composé d’exilés principalement Tutsi lance son attaque le 1er octobre à partir de l’Ouganda.

 

1991 :


Le multipartisme est instauré. Les premiers ministres sont issus des rangs de l’opposition intérieure.

 

1993 :


Les accords de paix d’Arusha sont signés entre le gouvernement et le FPR. Ils ne seront jamais appliqués.

 

Une commission de la FIDH découvre l’existence de charniers et lance un signal d’alarme à la communauté internationale.

 

1994 :


Le 6 avril au soir l’avion de Juvénal Habyarimana est abattu. Les premières tueries commencent (Premier ministre, ministres, juges…).

 

Le 7 avril, la machine génocidaire est en place, l’extermination des Tutsi commence sous l’autorité du Gouvernement Intérimaire Rwandais, formé à l’Ambassade de France.

 

Le 22 juin, la France lance l’Opération Turquoise dans le sud ouest du Rwanda qui prendra fin le 21 août et permettra l’exfiltration des idéologues et des organisateurs du génocide.

 

Le 4 juillet, le FPR prend la capitale. Un gouvernement d’unité nationale est nommé le 19 juillet.

Le Tribunal International Pour le Rwanda est constitué fin 1994. Il siègera à Arusha (Tanzanie).

 

1998 :


Suite à une série d’articles dénonçant l’implication de la France, le reporter Patrick de Saint-Exupéry amène le gouvernement à créer une Mission Parlementaire d’Information sous la direction de Paul Quilès. Sa mission : absoudre la France.

 

2006 :


En novembre, le juge Bruguière, suite à une enquête controversée, lance des mandats d’arrêts internationaux contre le président rwandais Paul Kagame et plusieurs personnalités de l’état. Le Rwanda rompt ses relations diplomatiques avec la France.

 

Repères bibliographiques

  • Histoire d’un génocide, Colette Braeckman, Fayard, 1994.
  • Rwanda, un génocide français, Mehdi Ba, L’Esprit Frappeur, 1997
  • La nuit rwandaise, Jean-Paul Gouteux, Izuba / L’Esprit Frappeur, 2002
  • L’inavouable, Patrick de Saint-Exupéry, Les Arènes, 2004
  • L’horreur qui nous prend au visage, ouvrage collectif, Karthala, 2005
  • Une guerre noire, David Servenay et Gabriel Péries, La Découverte, 2007

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Par Survie HN :: 14/06/2007 à 23:31 :: Infos Survie

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